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La page blanche

La page blanche

Par Adèle St-Jacques, 4e secondaire, Lac-Mégantic

Voilà cinq bonnes minutes que je fixe l’écran qui se trouve devant moi. Parfois, j’effleure le clavier, comme s’il avait le pouvoir de me donner une idée extraordinaire… Malheureusement, je me rends bien compte que c’est moi qui dois pianoter dessus, et que lui ne fera que transcrire, mot pour mot, erreur par erreur, tout ce que je tape. Quelle technologie ! Maintenant, je me mets à penser à des choses complètement inutiles pour ce texte. J’ai la tête dans les nuages ou près de la lune, aucune importance. Un toussotement me fait revenir à la réalité. Je regarde devant moi, la page blanche, vide de texte, pleine d’avenir si je change de place avec mon collègue de gauche ou de droite ! Je me mets à culpabiliser. Mais qu’est-ce que tu as fait ? Oh ! pauvre écran qui se retrouve avec une piètre écrivaine comme moi à son poste ! Que puis-je bien écrire ? Dans le cadre du cours de français, on m’a donné le mandat de faire un texte pour le magazine ZigZag. Le thème de cette année est l’entrepreneuriat. Après dix minutes de « fixe intensif », je me rends bien compte que ce thème n’est pas, pour moi, source d’inspiration. Je suis donc en mesure de prendre une décision (mieux vaut tard que jamais !). Je n’écrirai pas sur le thème principal. Je regarde autour de moi, les pages de mes collègues noircies d’idées et puis je reviens à la mienne. Celle-ci n’est plus blanche, certes, mais il ne s’y trouve qu’une seule et unique demi-phrase : Bonjour, aujourd’hui j’ai décidé de vous parler de… mais de quoi ? Ce n’est pourtant pas compliqué ! On ne m’a pas demandé d’écrire une thèse ! Seulement un tout petit texte qui pourrait inspirer ou intéresser les gens. La cloche sonne dans deux minutes. Déjà ? Je dois l’admettre, j’ai échoué ! Pas de chance, je venais d’avoir une idée géniale (vous pouvez dénoter une touche d’ironie dans ma dernière affirmation). Alors, peut-être à l’année prochaine, ZigZag !

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