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Échange Azimut, le projet d’une vie

Échange Azimut, le projet d’une vie

Par Thaly Couture, 5e secondaire, Frontenac

Il n’est pas nécessaire d’aller très loin pour constater un changement à propos de la façon de vivre. En effet, il suffit de se déplacer vers le milieu de notre énorme pays; dans les Prairies.

L’année dernière, j’ai participé à un échange culturel et scolaire Québec-Saskatchewan. Je suis partie le 7 septembre 2019 et je suis revenue le 30 novembre 2019. Cette expérience m’a permis de me rendre compte qu’il y a beaucoup de différences au sein de notre pays. Pour

être franche, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre lorsque je me suis lancée à l’aveugle dans ce projet. J’ai vécu l’expérience de prendre l’avion et de vivre un décalage horaire! Le choc ne fut pas instantané. Je dirais que lorsque je suis arrivée en terre étrangère, un sentiment d’engourdissement était présent. Ce sentiment est resté pendant une ou deux semaines jusqu’à ce que la réalité me frappe et que je vive mon premier « down ».

Il y a beaucoup de différences entre la Saskatchewan et le Québec. L’une d’elles est, bien évidemment, la culture; les gens là-bas vivent plus traditionnellement qu’ici. En effet, ils sont moins ouverts au reste du monde. Peut-être en raison de leur emplacement géographique qui les coupe de celui-ci. Ils ne savent pas comment réagir en présence d’étrangers et ne leur expliquent pas leur propre culture pour bien les intégrer. Je dirais aussi que le Québec est plus libre que la Saskatchewan. Il n’est pas rare au Québec de partir sans vraiment dire à nos parents où nous allons ou avec qui nous sommes, bien que ceux-ci puissent s’inquiéter, ils savent que nous allons revenir et que c’est le comportement normal d’un adolescent québécois. Cependant, là-bas, n’y pensez même pas! Vous allez devoir dire à votre famille d’accueil où vous êtes, ce que vous faites, avec qui vous êtes, etc.

Aussi, la majorité des maisons possèdent un système d’alarme pour éviter les vols, mais aussi pour éviter les sorties non autorisées. Tout cela peut procurer un sentiment d’emprisonnement qui crée de l’anxiété. Personnellement, j’ai trouvé le code de ce système d’alarme pour pouvoir me sentir un peu mieux, moins prise au piège. Je savais très bien que c’était simplement une habitude pour ma famille d’accueil, mais je me sentais mal à l’aise à l’idée d’être emprisonnée dans ma maison.

L’école possède aussi une énorme différence! Là-bas, ils ne possèdent pas de tableaux blancs interactifs, ils ont des projecteurs et des tableaux verts avec des craies, mais ils possèdent des ordinateurs à la fine pointe de la technologie, pour leurs élèves. Aussi, l’horaire change à chaque étape. Il y a donc seulement cinq matières par étape et ces matières sont les mêmes chaque jour de l’étape; dans le même ordre. Voulez-vous savoir quelque chose de surprenant? En Saskatchewan, l’utilisation du cellulaire en classe est permise et même utile! Ainsi que les cours à la maison, même avant cette fameuse COVID-19, vous aviez le choix de faire vos cours à la maison, à votre rythme. La matière est beaucoup plus simple et beaucoup moins poussée. Je n’essaie pas du tout de caler la Saskatchewan, mais plutôt de souligner ses différences et de tracer un portrait réaliste de celle-ci.

Voici quelques aspects que j’ai adorés de cette province. Premièrement, les paysages sont à couper le souffle, des champs énormes à perte de vue! Des machineries agricoles gigantesques et des adolescents de notre âge qui les conduisent! L’esprit d’équipe et de non-jugement de l’école qui rend chaque individu à l’aise. J’ai fait de merveilleuses rencontres lors de ce voyage, des amitiés se sont formées et m’ont aidée à passer au travers de cette expérience qui change une vie. Ma rencontre la plus marquante est celle d’une autre québécoise qui participait au même projet que moi et qui était dans mon école. Ensemble, nous avons traversé toutes les épreuves de cet échange et avons partagé des moments forts et inoubliables.

Je pense que si quelqu’un souhaite vivre cette expérience, il doit être prêt mentalement à vivre une séparation avec tout ce qu’il connaît pendant trois mois et à continuer malgré les embûches qui se présentent à lui. Cette expérience change les gens positivement, peu importe le résultat de l’échange. Les élèves en ressortent avec une grande facilité en anglais, parfois ils deviennent même bilingues, mais aussi avec une grande ouverture aux différentes façons de vivre et aux différentes cultures. Cette expérience m’a ouvert les yeux sur le fait que malgré les différences de chaque personne, il y a toujours quelque chose qui unit chaque société d’une certaine façon. Même si mon échange ne s’est pas si bien terminé, je recommande ce projet aux jeunes aventureux matures qui désirent voyager et découvrir ce pays dont nous faisons partie : le Canada.

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