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Environnement et développement durable : entre rêves, réalité et perspectives

Environnement et développement durable : entre rêves, réalité et perspectives

Par Woodley B. Augustin, DEP en comptabilité, Lac-Mégantic

L’environnement est l’ensemble des éléments qui constituent le voisinage d’un être vivant ou d’un groupe d’origine humaine, animale ou végétale et qui sont susceptibles d’interagir avec lui directement ou indirectement[1]. En dehors d’un contexte environnemental, aucune espèce vivante ne peut subsister. Malgré tout, certaines quêtes de croissance économique ou activités de l’homme sur l’environnement engendrent des externalités négatives qui vont dans ce sens. D’où l’importance de trouver ce que le philosophe français Aristote appelle : « le juste milieu[2] » entre les activités humaines et la préservation du milieu. C’est en effet là qu’intervient le concept de développement durable. En quoi consiste-t-il vraiment?

Ce concept est apparu en 1987 dans un contexte bien particulier. À cette époque, le monde faisait face à de grands problèmes environnementaux. Il se définit comme : « Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs[3]. » Si l’on a défini la notion de développement durable en 1987, elle a toutefois pris une autre ampleur avec la conférence de Rio en 1992. Conscients des risques encourus par la planète, 178 pays se sont réunis pour y trouver des solutions efficaces. Après 11 jours de discussion, du 3 au 14 juin, les pays se sont accordés autour de 27 principes — dans leurs intérêts, ceux du milieu et du développement – pour repartir sur de nouvelles bases.

Cependant, quand on a fait le bilan 20 ans après (2012), l’environnement est encore plus fébrile qu’avant. En effet, d’après le panorama dressé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) cette année-là : « Pour 90 objectifs internationalement reconnus en matière de gestion durable de l’environnement et de développement humain, seuls 4 objectifs ont enregistré un progrès significatif ; 40 ont enregistré des progrès; 24 n’ont pas connu de progrès ou très peu. Tandis que 8 objectifs ont enregistré une dégradation et les 14 restants n’ont pas pu être évalués, faute de données disponibles[4] » et la recommandation du PNUD a été sans équivoque : « la planète doit réorienter d’urgence son développement[5]. » Cette recommandation, est-elle encore d’actualité?

Selon un rapport de l’ONU, publié en juin 2017, la population mondiale devrait passer de 7,6 à 9,8 milliards de 2017 à 2050[6]. Tandis que certaines ressources telles que : le pétrole, les minerais, les métaux… sont non renouvelables. Et l’eau, composante indispensable à la vie humaine, est de moins en moins accessible. En outre, beaucoup de grandes entreprises continuent à utiliser des produits qui polluent l’air. La biodiversité est donc menacée. 

Afin de lutter contre le réchauffement climatique, l’ex-président américain Barack Obama a mis sur pied, en 2015, un projet visant à réduire de 32 %, d’ici 2030, les gaz à effet de serre des usines de charbon, mais ce projet a été abrogé en 2017 par l’Agence américaine de protection de l’Environnement (EPA). Les préoccupations environnementales restent et demeurent fondamentales.

Il convient toutefois de signaler que la signature du protocole de Montréal en 1987, faisant suite à la découverte d’un trou dans la couche d’ozone, a eu ses effets escomptés. En effet, selon une étude réalisée entre 2015-2016 par des chercheurs américains et publiée au début de l’année 2018 : « le trou dans la couche d’ozone est réduit de 20 % [7]».

Cette brève description de la réalité nous a permis de constater que la survie de la génération future est incertaine et menacée. Cependant, la réussite du protocole de Montréal nous donne une raison de croire que la situation n’est pas irréversible. Et que le succès de ce protocole aura un effet domino. Hippolyte Rigault a dit : « le progrès finit toujours par triompher[8]. » Pourvu que le temps lui donne raison. Car, à quoi sert-il de savoir que l’environnement va mal, si cette connaissance de la réalité n’induit pas à un changement d’attitude vis-à-vis de celui-ci?

 

[1] http://www.toupie.org/Dictionnaire/Environnement.htm

[2] https://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/%C3%89thique-%C3%A0-Nicomaque.pdf

[3] https://www.diplomatie.gouv.fr/sites/odyssee-developpement-durable/files/5/rapport_brundtland.pdf

[4] http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/sommet-rio-2012/sommet-rio-20-bilan-20-ans-developpement-durable.html

[5] Ibid

[6] https://news.un.org/fr/story/2017/06/359662-la-population-mondiale-devrait-atteindre-98-milliards-en-2050-et-112-milliards#.WUzcouvyi71

[7] https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/le-trou-dans-la-couche-d-ozone-diminue-et-cela-est-directement-lie-a-la-fin-des-cfc_119634

[8] De la querelle des anciens et des modernes, Hyppolyte Rigault, L. Hachette et cie, Paris, 1856

Commentaire ( 1 )

  1. Augustin
    13 février 2019 at 8 h 01 min

    Espérons que cette situation de dégradation n’est pas irréversible. On doit faire un effort pour changer de comportement.

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